Benjamin Steinitz

Benjamin Steinitz pourrait reprendre à son compte le surnom de son père, Bernard Steinitz, « Prince des antiquaires » . En effet, en digne héritier d’un véritable Empire du beau, il a su faire en sorte de préserver le dynamisme de la Maison en quittant l’hôtel particulier du 77 rue du Faubourg Saint-Honoré pour venir s’installer au 6 rue Royale, puis à Paul Bert Serpette. « Avec le changement de génération se sont aussi les lieux à investir qui changent », nous confie-t-il. Il cherche à préserver l’intimité de ses rendez-vous dans l’hôtel particulier de la Rue Royale, aux généreux volumes et aux chaleureuses boiseries, et souhaite à la fois, en s’installant à Paul Bert Serpette, occuper à l’opposé un lieu de passage, ouvert sur la clientèle internationale, que l’on ne voit plus autant dans les beaux quartiers parisiens.

Son installation, allée 1 stand 3-4 marché Serpette, est loin d’être une première dans l’histoire de sa présence aux Puces de Saint-Ouen. Il y aurait beaucoup à dire sur sa longue expérience d’acheteur en ce lieu, car il fait partie de ceux que l’on voit régulièrement le week-end arpenter les allées à la recherche d’un trésor, et bon nombre de marchands le connaissent bien. Car comme tout antiquaire véritablement passionné, il est avant toute chose un chineur dans l’âme.

C’est un lieu qu’il a toujours fréquenté en « in and out », dit-il, faisant notamment allusion à l’ouverture, en association avec sa sœur Sarah Steinitz, il y a quelques années, d’une boutique aux notes éclectiques dans les murs des anciens ateliers Steinitz, rue des Rosiers. Mais sa volonté d’ouvrir un stand à Paul Bert Serpette, motivée par le dynamisme et l’enthousiasme du propriétaire du marché, Jean-Cyrille Boutmy, était celle d’avoir « une vitrine plus représentative de [son] style et des objets qui sont présentés à la galerie, rue Royale ». Ce stand a donc pour vocation d’offrir à une clientèle internationale et de passage, un aperçu des objets qu’il aime à commercer habituellement et qui forment l’exceptionnel décor de son hôtel particulier.

Sont ainsi présentés des meubles et objets de la Renaissance au 19ème siècle, dont la particularité est d’être tous empreints d’une force artistique et décorative, portée par leur caractère monumental, sculptural et historique.