Clément Anger, Tout Lui Plaît

Éclectique. Ce mot qui, à lui seul, dit la variété des styles et des époques, caractérise, s’il était possible, ce garçon de 28 ans, installé à Serpette depuis 1 an et demi seulement. Un marchand jeune, donc, riche d’une carrière déjà longue derrière lui, défenseur acharné de la qualité et de l’authenticité des objets proposés, avec en prime l’envie de grandir et de progresser au sein du marché. Un marchand sans spécialité Voilà un jeune homme pressé. De quoi détonner dans l’univers au temps parfois suspendu de l’antiquité. La première fois qu’on le rencontre c’est en coup de vent. La deuxième fois, il n’est pas là ! La troisième tentative sera la bonne. Si Clément Anger semble ne jamais s’arrêter c’est peut être aussi parce qu’il a fait le choix de faire feu de tous bois. Lorsqu’on lui demande quel est son domaine d’activité privilégié il répond : « Je n’ai pas de spécialité. Tout me plaît ». Que ce soit de l’art asiatique, des sculptures ou des bronzes français, des antiquités du XVIIIème au XXème siècle l’éventail des objets qu’il propose est des plus variés. Tombé dedans quand il était ado Mais pourquoi se limiter puisque comme il le déclare avec candeur il a « des clients pour tout ». Il faut dire que Clément Anger, cela fait 13 ans qu’il en achète et qu’il en vend des antiquités, alors quand on lui demande s’il se souvient de son premier objet chiné, c’est bien simple : il l’a oublié ! Sans être du sérail, il confesse avoir démarré à l’âge de 15 ans, dans le sillage de ses parents qui pratiquaient en amateurs. Les premières années Clément déniche des pièces pour les marchands, jouant le rôle de courtier. Ce n’est qu’après une licence d’histoire de l’art qu’il se met à son compte. D’abord auto-entrepreneur, il débarque à Saint-Ouen et s’établit au marché Jules Vallès. Entretemps Clément acquiert un Master d’expertise en mobilier ancien et marché de l’art. Les affaires aidant, il s’installe à Paul Bert il y a 4 ans, puis enfin élit son nouveau domicile professionnel à Serpette. Des objets, de 100 € à 200 000 € Aujourd’hui il confesse une clientèle étrangère à 95%, séduite par sa sélection, comme cette commode Andrée Arbus, mise en vente à 200 000 €, ou ce miroir du XIXème en verre de Venise, d’une longueur de 3 mètres, à 45 000 €. Pour autant le prix du ticket d’entrée sur son étal n’est pas si élevé. Ainsi Clément Anger peut aussi proposer toute une série de verres en cristal de Saint Louis ou Baccarat à 100 € pièce. Outre l’énergie de sa génération le jeune marchand sait aussi pouvoir compter sur son œil, son expérience et son expertise pour développer ses activités au sein du Marché. Pour lui, pas de doutes les objets du passé ont un bel avenir devant eux.

Clément Anger, stand 4, allée 4, Serpette