Interview Eve Ducroq – Objets d’affEction – Stand 124 allée 1 Paul Bert

Historienne de l’art et passionnée de mobilier, Eve Ducroq a choisi le nom « objets d’AffEction » pour souligner la place des objets dans l’espace intime de chacun. Dans son espace, elle aime faire tourner les décors tel un carrousel. Toutes les 6 semaines, c’est une pièce différente de sa maison imaginaire que vous pourrez découvrir.

Quel est votre parcours ?

J’ai une formation d’historienne de l’art. J’ai étudié à l’Ecole du Louvre en muséologie, avec une spécialité en Art Islamique. J’ai ensuite fait un DEA en art contemporain à la Sorbonne où j’ai travaillé sur la place de l’œuvre dans le musée. J’ai toujours évolué dans le domaine de la culture et été en contact avec le beau. Si je suis devenue antiquaire, c’est aussi une histoire de rencontre avec mon conjoint qui est un passionné de mobilier et d’architecture. Nous collectionnions nous-même beaucoup et nous avons eu envie de rentrer dans le vif du sujet en prenant un stand à Paul Bert Serpette pour partager notre passion.

Présentez-nous votre stand

J’ai voulu mettre en scène ma maison imaginaire. Disposant d’un petit espace, j’ai souhaité m’amuser de cette contrainte en reconstituant toutes les 6 semaines une partie différente de cette maison. J’aime l’idée de faire tourner les décors comme un carrousel pour au bout du compte, présenter toutes les pièces de la maison, y compris la salle de bain et la cuisine. Pour l’instant j’ai présenté trois décors, la salle à manger, le salon et le bureau.

Pourquoi avoir fait le choix de vous installer à Paul Bert Serpette ?

Paul Bert Serpette est un lieu emblématique et historique qui propose une véritable expérience. C’est un lieu de vie et de partage. On peut y avoir une relation de proximité avec le visiteur. Aimant être dans l’échange, cela me plait beaucoup. J’aime le côté très ouvert d’un stand qui permet une grande flexibilité et la présentation de décors éphémère. Il y a une vraie fidélité des visiteurs, ce qui est très stimulant car on a envie de les surprendre en proposant sans cesse quelque chose de nouveau. Les gens qui viennent à Paul Bert Serpette ont envie d’être emmenés dans des univers qui vont les inspirer et qu’ils vont trouver dans chacun des stands.

Comment envisagez-vous le métier d’antiquaire ?

J’ai envie de donner envie. Pour cela, je crée des juxtapositions, parfois de pièces très fortes signées de maîtres du design, à des pièces totalement anonymes. J’aime cet éclectisme, que les pièces se révèlent les unes par rapport aux autres. Je propose une offre assez variée et je cherche la singularité de chaque pièce. Je ne veux pas suivre la tendance absolument, et être mono période. Je travaille beaucoup au flair, au coup de cœur, avec l’idée de l’assemblage. Quand j’achète un objet, je l’imagine dans un décor qui est déjà prévu dans mon esprit. Je cherche de nouvelles façons de mettre en scène le design. J’aime l’idée que les meubles voyagent, qu’ils soient en transit chez moi avant de partir vers un nouveau lieu. Entretenir le cycle de ces objets, c’est les garder vivants.

Quel est l’objet de votre stand que vous souhaitez mettre en avant ?

J’ai un miroir italien en laiton des années 60. A l’origine, c’est une pièce de salle de bain, il est très majestueux et élégant. Il a pris place très naturellement dans ce décor de bureau très masculin des années 80. Le contraste de cet objet dans cet univers me plait beaucoup. Ce miroir retient beaucoup l’attention des visiteurs.