Interview : Myriam Lallemand - Trésors Bruts

Interview : Trésors Bruts, Myriam Lallemand – Marchande à Paul Bert Serpette – Stand 22 allée 1 Paul Bert

Myriam Lallemand a fait sa grande rentrée à Paul Bert Serpette le 1er septembre 2018. Nous sommes allés découvrir son stand le jour de son ouverture. Cette toute nouvelle marchande a choisi le métier d’antiquaire par amour des objets, des gens et des rencontres, avec toujours le sourire comme clef de voute de son métier.

Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

Je m’appelle Myriam Lallemand, j’ai 48 ans. Mon parcours est un peu sinueux, j’ai eu une première vie professionnelle en tant que directrice des ressources humaines. Je suis juriste à la base. Après des études à Sciences Po, j’ai exercé pendant 15 ans dans une grande société de voyage, ce qui m’a aussi permis de découvrir le monde. Quand j’ai eu 45 ans, de grandes questions sur ma vie professionnelles se sont imposées à moi. La décoration et le vintage ont toujours été une passion. C’est comme cela que mon changement de vie s’est amorcé. J’ai passé un an à Drouot formation afin de me rassurer sur ce projet, avant de me lancer et d’en faire mon métier. Je me suis installée en tant qu’antiquaire il y 2 ans au Marché Cambo. J’ai validé que c’était bien le métier que je voulais faire. Je suis à la fois antiquaire et décoratrice d’intérieur.

Présentez-nous votre stand

La boutique s’appelle Trésors Bruts et je fonctionne au coup de cœur. J’essaie de me faire confiance sur mes choix d’objets, je fais beaucoup de XXe. Sur la décoration, il m’arrive de faire des petites incartades sur les miroirs du XVIIIe ou d’autres choses qui me plaisent.
Concernant mon activité de décoratrice, c’est très différent. Il faut vraiment que je m’adapte à mes clients, je fais finalement assez peu d’antiquité et de vintage dans mes décorations car les clients veulent souvent des projets clefs en main. Toutefois, j’essaie toujours de mettre quelques pièces qui viennent de chez moi ou d’ailleurs car cela donne du caractère à une décoration.

Pourquoi avoir fait le choix de vous installer à Paul Bert Serpette ?

C’est "LE" marché incontournable. Quand je me suis lancée, je ne me sentais pas assez grande pour être à Paul Bert Serpette, je n’ai pas osé. Au bout de 2 ans quand j’ai vraiment voulu continuer ce métier, je me suis dit qu’il fallait que j’aille réellement où tout se passe. Il y a une vraie émulation entre marchands, tout le monde cherche des belles pièces et est capable de très bien parler de ce qu’il fait. C’est ce que le client recherche ici mais aussi ce que nous pouvons apporter. Aujourd’hui je me sens suffisamment grande pour être à Paul Bert Serpette.

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur votre métier ?

La première vente que j’ai faite, le jour de l’ouverture de mon premier magasin, c’était à un marchand. Je lui ai vendu une paire de vase que m’avait confié ma maman qui ne les aimait plus. C’était des vases art nouveaux, je les ai cédés sans trop savoir les estimer. J’ai surement fait très plaisir à ce client, et en même temps j’ai vu cela comme un signe que cette première vente soit un objet donné par maman pour la boutique afin de m’encourager. J’ai été motivée par ce signe positif.

Quel est l’objet que vous souhaitez mettre en avant ?

J’aime beaucoup mon lampadaire Monix car il est en très bon état ce qui est assez rare. Il pèse très lourd car le pied est en fonte, il est signé sous le pied. La couleur rouge-orangée est d’origine, et est typique des années 50. Le laiton est très beau, il a juste la petite patine qu’il faut.