Portrait de marchand : Aline Bachelier

De nature passionnée et positive, Aline Bachelier transmet son énergie tous les week-ends aux visiteurs. Très attachée à Paul Bert Serpette, les Puces font partie de l’histoire de sa famille. Venez découvrir le stand raffiné de cette marchande, pour qui le fil conducteur de ses choix reste le coup de cœur.

Quel est votre parcours ?

Je suis fille et sœur de marchand. Ma mère et mon frère ont été sur les Puces pendant presque 30 ans. J’ai donc baigné dans les antiquités durant toute mon enfance et mon adolescence. Cela n’a donc pas été difficile de trouver ma voie, sans pour autant être une évidence tout de suite. J’ai commencé à travailler aux Puces comme petit boulot du week-end, quand j’ai eu une trentaine d’années, en me disant : « Mon dieu je ne travaillerai jamais le week-end. », puis je me suis laissée prendre au jeu. Ma mère et mon frère avaient besoin d’une 3ème personne pour les aider, c’est comme cela que je suis entrée dans l’entreprise familiale et j’y ai passé 12 ans. Ils présentaient des meubles de métier de cuisine et des objets du vin. J’adorai ce stand mais ce n’était pas mon choix, je voulais présenter des objets plus modernes. J’ai donc ouvert ma propre boutique, il y a maintenant 11 ans. Au départ je vendais beaucoup de luminaires, et de fil en aiguille je me suis mise à vendre du mobilier, car le luminaire se présente difficilement tout seul.

Parallèlement à mon activité aux Puces, je fais du conseil en achat d’antiquités. J’ai notamment aidé Ralph Lauren à monter sa boutique place de la Madeleine. J’ai toujours eu un gros réseau de décorateurs à travers le monde, je les accompagne dans leurs achats. L’accompagnement me permet d’être sur le terrain, de voyager, de chiner, de voir des nouvelles choses, c’est un double bénéfice. J’ai aussi développé mon activité vers l’Espagne, en plus de la France et de la Belgique.

Présentez-nous votre stand

Je n’aime pas dire que j’ai une spécialité car cela est trop réducteur. Je peux aussi bien vendre une table de drapier du XIXème qu’une table en formica des années 50, mais il est vrai que globalement je me concentre sur les années 50, 60 et 70. Je travaille beaucoup au coup de cœur. Je n’ai pas besoin d’avoir un nom pour acheter quelque chose, cela m’est complètement égal. Que l’objet soit français, italien ou scandinave m’importe peu. Qu’il y ait un designer derrière, n’est pas important. Ce qui est pour moi primordial est la qualité. J’apprécie particulièrement le mobilier scandinave car je suis sensible aux lignes très épurées. Pour pouvoir bien vendre un objet il faut l’aimer. Si j’aime l’objet je pourrais en parler avec énergie et passion et cela donnera envie à mon client de l’acheter.

Que représente Paul Bert Serpette pour vous ?

Paul Bert Serpette constitue le meilleur environnement qui soit, aussi bien pour les marchands que pour les clients. Il y a une atmosphère, une vie, c’est un village. C’est un lieu très riche aussi bien au niveau de la qualité des objets que l’on y trouve que pour les gens que l’on peut y rencontrer. Les marchands de Paul Bert Serpette sont des passionnés et il n’est pas envisageable pour moi d’être ailleurs qu’ici. Cela fait 30 ans que je suis dans le métier, je connais beaucoup de lieux et aucun ne compte autant que Paul Bert Serpette, il n’y a pas d’équivalent à travers le monde, pas de plus beau marché.

Quel est l’objet de votre stand que vous souhaitez mettre en avant ?

En ce moment, je présente cette table des designers danois Peter Hvidt et Orla Molgaard. Elle a été éditée par Soborg Mobler en 1960. Elle est en teck de très belle qualité et possède un plateau fin et biseauté. Cette table est un gros coup de cœur car elle est d’une grande finesse et dans sa simplicité, elle possède la beauté du design et du bois. Elle est très pure.

 

http://www.paulbert-serpette.com/antiquaires/aline-bachelier