Umberto de Giovanni, un napolitain à Serpette

Impossible de ne pas s’arrêter sur le stand d’Umberto de Giovanni tant il regorge de pièces exceptionnelles. Un accent chantant, une voix pleine d’entrain, ce marchand expérimenté saura vous transmettre sa passion pour les beaux objets, passion qu’il tient lui-même de son père.

Quel est votre parcours ?

Mon père était ébéniste à Naples et moi, j’avais entrepris des études dans une école d’art que j’ai très vite abandonnées pour suivre mon père dans son atelier. De nombreux marchands m’amenaient des meubles à restaurer et je me rendais compte que bien souvent ils se trompaient sur les essences de bois ou sur les époques. Ayant acquis une solide expertise grâce à mon parcours et à mon savoir faire d’ébéniste, je me suis donc dit que je pouvais devenir marchand, l’important étant de bien connaitre la construction du meuble. J’ai donc commencé à acheter et à vendre du mobilier, puis j’ai ouvert une boutique à Naples, dans laquelle je vendais aux marchands et aux particuliers. Je suis arrivé à Paris à la fin des années 80, j’achetais en France et vendais sur les déballages en Italie. En 2007, je me suis installé à Serpette.

Quelle est votre spécialité ?

Je présente des objets du XVIIIème et du XIXème siècle. Je n’ai pas de spécialité particulière, je vends des bronzes, du mobilier, de la porcelaine… mais j’ai une sensibilité particulière pour les sculptures en marbre et le mobilier italien. J’achète beaucoup au feeling.

Pour vous que représente Paul Bert Serpette ?

Paul Bert Serpette est un lieu magique, ici tout peut arriver, aussi bien au niveau des ventes que des achats. C’est une source inépuisable. Il est possible de trouver et de vendre des objets de toutes les périodes et de tous les styles. Le monde entier vient ici, et connait ce marché, c'est vraiment le plus important.

Avez-vous un objet que vous souhaitez présenter ?

Je viens tout juste d’acquérir une magnifique sculpture en marbre de Carrare, datant de la fin du XIXème siècle. Elle représente un angelot également appelé « petit malin ». C’est un sujet que tout le monde aime et ce quelle que soit la nationalité du client. Cette pièce est très finement sculptée dans une magnifique qualité de marbre.

Dans l’avenir, comment envisagez-vous votre métier d’antiquaire ?

Je pense qu’il est important d’essayer d’évoluer avec le marché, c’est pour cela que je commence à m’intéresser à d'autres périodes que celles auxquelles mon histoire personnelle est rattachée. Il m'arrive donc de présenter du design des années 60 à 80 et l'on constate un vrai engouement de la part des clients pour ces pièces.