Thomire, Philippe Pierre

Fils d'un ciseleur parisien, Thomire est dès son plus jeune âge intéressé par le travail du bronze. A l'Académie de Saint-Luc, à Rome, il étudie la sculpture en compagnie de Pajou et Houdon. Se spécialisant dans la ciselure il entre dans l'atelier de Pierre Gouthière, grand ciseleur parisien. En 1776, il crée son propre atelier et surpasse la réputation de son maitre, causant sa faillite. Son travail l’attire vers des décors à l’antique dont il se spécialise. Il est amené à collaborer avec de grands ébénistes comme Guillaume Benemann. Travaillant pour Sèvres comme bronzier de la Manufacture après Duplessis, il réalise dans un style néo-classique de nombreuses montures de bronze de grands vases. Ciseleur adulé de l’Ancien Régime grâce à des œuvres comme le serre-bijoux de Marie-Antoinette aujourd’hui à Versailles, il est encore plus célèbre pour son œuvre durant l’Empire. Son goût pour les motifs antiquisants lui permit de s’adapter au style du début du XIXème siècle, et son atelier, de plus de 800 artisans, conçu un grand nombre de pendules, de candélabres et d’éléments de décoration. En 1823, Thomire se retire de l’atelier qui est repris par ses gendres, qui le maintiennent jusqu’au règne de Louis-Philippe.