Laque

Historique : La traduction d’auteurs chinois du IIIe siècle de notre ère rapporte son usage dès la fin du troisième millénaire avant J.C. Il est bon de signaler que l’art du laque était également connu en Corée.



Ce sont les Japonais qui bien plus tard poussèrent le développement du « laque » à la perfection. Au VIIIe siècle, cet art était bien pratiqué et célèbre, laques Nashi-Ji.



Les laques et l’Europe : cette technique se fait connaitre par les découvertes de la Compagnies des Indes et dès lors, les laques se font connaitre des Européens au XVIIe siècle.



1688 : traité de Londres sur les vernis chinois par J. STALKER et G.PARKER



1723 : traité sur les vernis chinois par le Père Bonanni



1760 : Mémoire sur le vernis de la Chine par le père d’Incarville présenté à l’académie Royale des sciences.



1923 : travaux du chimiste français G. Bertrand qui dévoile définitivement le secret de la laque (du laque)



Observation : Sens tactile, brillance, éclat lumineux des formes polies, perception sensuelle de la richesse. Transparence, opalescence, profondeur qui confère un sentiment de paix au spectateur. Le laque transmet la patience et la sureté de la main. L’imagination est libérée dans les espaces, création d’atmosphère, puissance poétique dans le graphisme, atmosphère mystérieuse.



Deux types de laques existent sur le marché des arts décoratifs ; le laque du Japon dite « Namban » observant un décor d’oiseaux et de branchages fleuris sur un fond noir et le laque de Chine qui connait son apogée durant la dynastie Ming entre 1368 et 1644. Le laque chinois est reconnaissable par ses nuances jaunes, rouges, marron, jaune or et blanc argent.



Pour les décors en relief, ces derniers sont modelés en une sorte de pâte composés de papier et de coquilles d’œufs broyés et mélangés avec de l’huile de camélia.



Le cas particulier de la technique de Coromandel :



Le support subit les mêmes préparations que les laques peints mais au lieu de recevoir une surface de soie ou papier, il est recouvert d’une couche de craie ou d’argile puis d’une épaisse chape de laque noire.



Le décor est gravé de sorte que les contours noirs du dessin restent en relief. Les parties creuses sont alors peintes à la détrempe de couleurs vives qui ressortent entre les contours noirs en relief.



Une deuxième technique consiste à teinter dans la masse, et en différentes couleurs, des couches successives de craie dont on recouvre le support de bois. En sculptant plus ou moins profondément, l’artiste fait apparaitre les couleurs successives des fonds de craie. L’encadrement sculpté peut être reproduit à plusieurs exemplaires par des artisans, tandis que le travail principal est l’œuvre du maître. L’apogée de cette technique apparait sous le règne de l’empereur Kien Long. Les couleurs dominantes sont le bleu et le vert , le rouge et les couleurs foncées en général.