Buste de Marianne par Edmé Cadoux- Plâtre- Vers 1880 - 78cm

Wladimir Sokoloff

Description

Buste de Marianne.
Tirage en plâtre d'après Edmé Marie Cadoux.
Moulage de l'époque, vers 1880.
Le piedestal a été cassé et recollé au plâtre.
Plusieurs couches de peinture épaississent légèrement la finesse des traits.
Bien que soutenue par Paul Bert, cette Marianne ne fut pas retenue comme modèle officiel.
Peu d'exemplaires subsistent à ce jour.
Signé sur le côté.
Hauteur 78cm


Edmé Marie Cadoux
Sa naissance en 1853 dans une modeste famille de carriers bourguignons destine Edme Marie Cadoux au métier de tailleur de pierres. Pourtant, avec le soutien de son instituteur et celui du député républicain Paul Bert, il quitte sa région en 1870 pour aller étudier à l'École des Beaux-Arts de Paris  pendant une dizaine d'années. Élève de François Jouffroy et d'Antonin Mercié, entre autres, il apprend le modelage et la mise aux points.Plus tard il deviendra président de la chambre syndicale des praticiens.
Il expose au salon des artistes français chaque année entre 1874 et 1935. Il y reçoit des médailles de première, deuxième ou troisième classe, ainsi que des mentions honorables. En 1887, il obtient une médaille de troisième classe pour son groupe de marbre À la fontaine, destiné à la Résidence à Tunis
Encouragé par Auguste Bartholdi, ses compétences le désignent alors pour aller expertiser la qualité des marbres du Fillifa (Algérie). On espérait alors pouvoir les préférer aux marbres Italiens. C'est pendant son séjour à Philippeville qu'il perd sa fille Marie, âgée de neuf ans, orpheline de mère depuis peu. Il rentre en France, seul et ruiné. S'ajoute encore la perte de Paul Bert, mort au Tonkin (Indochine) dont il était devenu un familier.
Il retrouve son atelier de Montparnasse  voisin de celui d'Antoine Bourdelle, Il épouse Léonie Trouttet, dont il a trois enfants. Les commandes de l'État lui permettent alors de vivre comme praticien pour Alfred Boucher à la réfection de l'péra de Paris, pour Émile Peynot à l'hotel de ville de Paris ou au palais de justice de Rouen, pour Carrier-Belleuse aux frontons de la banque de France, à la façade du théatre des champs-Élysées pour Bourdelle, avec Guillotà la réfection des trophées et statues du chateau de Versailles, pour des commandes de bustes d'hommes politiques (Le pelletier de Saint-Fargeau, Lepère, Bonnerot, Vaulabelle, Paul Bert).
Outre ces portraits en buste, genre dans lequel il excelle, il édifie des monuments publics mettant souvent en scène des enfants, comme dans le groupe monumental de la fontaine d Bléneau (Yonne), où un jeune garçon verse l'eau à une fillette tournée vers lui en un gracieux mouvement du corps.
Après lapremière guerre, il travaille comme architecte et statuaire à l'érection de nombreux monuments aux morts, préférant aux images guerrières celles d'enfants offrant des fleurs aux soldats comme pour le monument de Crécy-en-Brie.
Il passe ses dernières années àThisy  où il ne cessa d'avoir des projets de toutes sortes peu relayés par les élus locaux de l'époque, comme par exemple celui d'une école d'apprentissage de la sculpture qui ne vit jamais le jour.
Il meurt à Thizy 13 mars 1939.

1600 €

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