Ivoire, os

C’est sous l’Antiquité que le commerce de l’ivoire commence. Rarement utilisé au début du Moyen-âge il se répand au XIIIème siècle en France. La sculpture en plaque d’ivoire est réservée à une clientèle de luxe, essentiellement royale, princière et religieuse. L’ivoire travaillé par les artistes ivoiriers est peint de divers pigments et matières précieuses comme l’or et le lapis-lazuli. Avec le XVème siècle et les grandes découvertes, l’Europe commence à collectionner les sculptures en ivoire asiatique comme les représentations birmanes de Myin Byu Chin, alias « le seigneur au cheval blanc ». Dès 1628, la France ouvre un comptoir au Sénégal via le port de Dieppe qui réalise une statuaire très fine au succès immédiat. Du XVIIème à la fin du XIXème siècle de nombreuses sculptures, le plus souvent religieuses, sont réalisées dans ce matériau. Elles peuvent aussi être profanes comme les sculptures de l’allemand Leonhard Kern (1588-1662). Durant le XXème siècle, la sculpture chryséléphantine associa l’ivoire à d’autres matériaux comme le bronze. Aujourd’hui, l’ivoire étant interdit à la vente, c’est l’ivoire de pré-convention, c’est-à-dire d’avant 1975, qui est collectionné. Aussi des œuvres comme le Tireur d’épine réalisée en 1794 par le célèbre sculpteur néoclassique russe Mikhaïl Ivanovitch Kozlovsky (1753-1802) restent accessibles à l’achat.
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XVIIe siècle, Ivoire, os
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