René Lalique

Bijoutier inégalé de l'Art Nouveau, René Lalique s'impose par son style et son savoir faire à l'exposition universelle de 1900. Il en est incontestablement une des vedettes. Parmi ses clients, se compte Sarah Bernhard, son ambassadrice à la scène où elle porte ses bijoux dans Théodora. Son ami, Calouste Gulbenkian lui commande des pièces d'exception dès 1899, comme le diadème « Tête de Coq » ou encore le vase «Colombes» de 1914. Ses collections sont exposées au musée Gulbenkian de Lisbonne.



En 1909, la commande du parfumeur Coty orientera Lalique, de plus en plus, vers la production industrielle du verre. A l'usine de Combs-la-Ville succède en 1920 celle de Wingen-sur-Moder où Lalique créera des pièces plus industrielles. La ville lui a consacré un musée depuis 2011. Sa longue observation de la nature alliée à un sens unique des proportions le différencie des autres artistes verriers de son temps, notamment Gallé, Daum et Argy Rousseau. Son anticipation artistique le guidera tout naturellement de l'Art nouveau vers l'Art Déco.