Dans l’œil de Marc Gaboriaud : plats d’Ilias Lalaounis

Lors de votre passage à Paul Bert Serpette, découvrez au détour de l’allée 1, arts de la table et objets de curiosités sur le stand de Marc Gaboriaud. Cette semaine, l’antiquaire nous présente une suite de plats des années 1960-1970 créés par l’orfèvre et joaillier Ilias Lalaounis provenant du yacht Phocéa, inspirés de l’art hellénistique classique et de l’art minoen et mycénien.

 

Ilias Lalaounis (1920-2013)

Quatrième génération d’une famille d’orfèvres et d’horlogers grecs, Ilias Lalaounis embrasse le métier très naturellement avec pour principale influence l’art grec, tant pour le design de pièces historiques que pour les techniques de création ancestrales. Lalaounis a d’ailleurs mis un point d’honneur à faire revivre ces techniques artisanales telles que le filigrane, la granulation, le tissage à la main et le martelage à la main.

Dans un élan créatif régulier, nombreuses collections ont vu le jour à l’Acropole, incarnation même de la Grèce Antique. En parallèle, les ouvertures de boutiques en Europe connurent un succès considérable, et l’arrivée faubourg Saint Honoré à Paris, à la fin des années 1960, pressa les foules. Patriote et fervent défenseur de la joaillerie grecque, Lalaounis créa également l'Association des bijoutiers grecs ainsi que l'Union des orfèvres. Il sera d’ailleurs honoré par l’Académie des Beaux-Arts en 1990 pour sa contribution, devenant le premier orfèvre à obtenir cette reconnaissance.

 

Plats martelés à la main

Ces pièces faisaient parties d’un grand ensemble disposé sur le yacht Phocéa. L’éclat solaire est symbolisé au cœur même des plats. Ces derniers sont réalisés en argent martelé à la main, une technique ancienne permettant de donner un velouté très particulier à l’orfèvrerie avec un rendu multi-reflets.

Technique de joaillerie, fruit d’un savoir-faire ancestral, le martelage requière des marteaux de tailles différentes, une multiplicité de petits marteaux à têtes arrondies apportant régularité à la pièce.  L’orfèvre joailler dispose le métal sur une surface lisse pour ensuite le « frapper » à l’aide de ses différents marteaux jusqu’à l’obtention d’une forme ondoyante. Ce procédé se nomme également planage.

 

Le 21 mars se consacre à l’équinoxe de printemps, je suis donc très heureux de présenter ces objets, symboles de cultes anciens et du renouveau printanier…

 

 

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