De 1854 à nos jours, l'épopée de la maison Vuitton est unique en son genre. A Paul Bert Serpette, deux antiquaires retracent son histoire à travers les malles mais aussi les sacs et la petite maroquinerie : Elisio Das Neves et Alain Zisul, dont le père fut le premier antiquaire à commercialiser la bagagerie Vuitton vintage dans les années 1960. Aujourd'hui, c'est chez eux que la célèbre maison vient s'approvisionner pour enrichir ses collections et décorer ses boutiques partout dans le monde. Leur œil et leur savoir sont précieux et recherchés.
D'un regard, ils vous datent une valise : une toile Gris Trianon ? La malle fait partie des premières créations de la maison. A rayures, elle date de 1870. Le damier, lui, apparaît en 1888 et c'est en 1896 que naît le mythique monogramme. Tissé jusqu'en 1905, puis peint en pochoirs et, enfin, imprimé.
Entrée dans l'inconscient collectif, la toile Vuitton appartient au patrimoine français. Elle s'étale sur les Champs Élysées comme elle s'affiche sur les sacs-à-main, redessinée par les artistes contemporains, du graffeur Stephen Sprouse à Murakami.
Longévité, continuité et modernité sont les maîtres-mots de Louis Vuitton qui a toujours su s'adapter à l'esprit de son temps. Premiers Transatlantiques, lancement du chemin-de-fer et développement de l'aviation, aucune évolution ne lui à échapper, même l'avènement de la culture Internet.
L'épopée de Louis Vuitton à Paul Bert Serpette
26/11/2015
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