Présente dans les collections du Musée d’art moderne de la ville de Paris et au Centre Pompidou, l’œuvre de Achiam est pourtant restée, en France, confidentielle. Soucieux de mettre en lumière des artistes oubliés ou méconnus, l’antiquaire Olivier Franquet expose une dizaine d’œuvres du sculpteur franco-israélien confiées par sa veuve Odile.
A l’occasion de la FIAC, "Achiam, la vitalité : formes brutes et douces", une exposition inédite à Paul Bert Serpette donne à voir la richesse du travail du sculpteur franco-israélien disparu il y a dix ans.
Né en 1916 dans un petit village de Galilée, Achiam découvre la sculpture en prison quand, jeune activiste communiste, il est interné par les Anglais. Muni d’un clou, il trace, gratte, creuse le mur de sa cellule, faisant naître des figures, « sortes de bas-reliefs naïfs ». Arrivé en Europe en 1947, il gagne rapidement Paris où il fréquente le milieu artistique de Montparnasse : Brancusi, Zadkine et Dubuffet qui le fait membre de la société d’Art Brut comptent parmi les rencontres fondatrices.
Des années 50 aux années 2000, Achiam n’aura de cesse de révéler l’infinie douceur de la pierre. Calcaire, albâtre, granit, lave et même bois donnent vie aux images bibliques, maternelles et humanistes dans une alliance heureuse de simplicité et de densité. « Au-delà de l’anecdote, disait Achiam de ses sculptures, la plupart d’entre elles sont des symboles de sentiments profonds et éternels, traduits plastiquement dans la pierre ou le bois. »
Les Sculptures de Achiam à Paul Bert Serpette du 23/10 au 16/11/15
15/10/2015
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