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Rêverie d'Orient

A partir du jeudi 26 septembre 2024
Galerie Vauclair stand 79 allée 6 Paul Bert

A partir du jeudi 26 septembre, la Galerie Vauclair dévoile un intérieur sublimé ; elle présente des pièces de rotin tressé, de bambou et de laque, traces d’une « Rêverie d’Orient ».

Ainsi, elle répond à l’invitation du marché Paul Bert Serpette à concevoir une exposition autour du « Corpus ». Mais puisque la Galerie Vauclair ne fait jamais rien comme les autres, Laurence détourne le corpus de chair pour le plus subtil corpus des lettres ; en littérature, le corpus est l’ensemble de texte choisit pour une base d’étude. Ce corpus, c’est l’ensemble constitué d’archives et de travaux de recherche de la Galerie Vauclair sur les pièces qu’elle rassemble depuis plus de trente ans. Ce corpus, c’est également la collection qui grandit dans ses dépôts comme autant de traces d’une époque passée. Les deux corpus se lient évidemment, car objets d’art ne sont jamais que traces du corps qui les a imaginés, modelés, commandés, choyés et transmis. Le corpus de la Galerie Vauclair s’étourdit de mille teintes dans les 100m2 de leur galerie située au marché Paul Bert (Allée 6, Stand 79) réputé comme un lieu de merveilles.

Laurence et Denis voyagent dans le temps et retrouvent ce XIXème siècle romantisé, des premiers émois de Marcel Proust jusqu’à un Japon fantasmé et intellectualisé, à qui le collectionneur Philippe Burty donna le nom de « japonisme ». Le mobilier qu’ils exposent, bien qu’inspirés de modèles extrêmes-orientaux, sont issus de manufacture française qui en admire la facture. C’est en raison de la fermeture du Japon (sakoku) au regard occidental durant la période Edo, que les artistes et artisans du XIXème travaillèrent d’après le style japonais.

Comme pièce centrale pourtant, une véritable perruque de geisha, aussi appelée marumage, un chignon d’ancienne maîtresse décoré de peignes et d'épingles à cheveux. Cet ornement féminin évoque l’idée de transmission entre les femmes d’un groupe : chaque nouvelle geisha et sa « grande sœur » devant se choisir pour que la plus jeune soit guidée dans son apprentissage des arts. La coiffure évolue avec l’âge de la geisha, à l’image de l’âme et du corps qui sont indivisibles. Cette évolution de la femme en devenir est remémorée par le souvenir proustien d’A l’aube des jeunes filles en fleurs, en la période d'un début de XXème siècle nostalgique.