Le lumineux petit théâtre de Jean-Louis Manem

Tout en finesse et délicatesse, le stand de Jean-louis Manem est un petit théâtre où chaque week-end, ombres et lumières font leur représentation. Avec douceur et passion, cet antiquaire éclairé vous accueillera pour vous présenter ses lumineux trésors.

Quel est votre parcours ?

Avant d’être marchand, j’étais musicien, compositeur, chanteur. J’avais un magasin de musique à la défense que j’ai gardé pendant 10 ans. Un beau jour, il y a 30 ans, un peu par hasard, j’ai fait une brocante avec des objets personnels et j’ai adoré cela. Je suis complètement tombé dedans et au fil du temps, je me suis énormément documenté, j’ai travaillé pour acquérir des connaissances.

Au départ, j’étais généraliste, je faisais beaucoup de successions et vendais dans les déballages marchands. Je me suis installé à Paul Bert Serpette il y a 7 ans. En venant chiner un vendredi matin, un copain qui travaillait ici m’a fait part de son souhait de vendre son stand. Ayant très envie de travailler là, je lui ai acheté. Je ne savais pas réellement où j’allais mais j’aime prendre des risques et me mettre en danger pour éviter la routine. C’est d’ailleurs pour cette raison que je viens d’ouvrir un nouveau stand dans l’allée 5 de Serpette.

Quel est votre spécialité ?

Je suis spécialisé dans le luminaire des années 1940 à 1970, principalement italien. J’aime son côté chaleureux et expressif, la dorure et tout ce qui brille ! Les pièces que je présente ont, pour la plupart, été faite manuellement en Italie et sont très souvent inspirées du végétal, c’est ce qui fait ma particularité.

Vos murs rouges sont également l’une des particularités de votre stand, pourquoi ce choix ?

D’une part, parce que la dorure ressort très bien sur le rouge et d’autre part, j’aime énormément cette couleur qui rappelle le théâtre et ses rideaux. On peut sans doute tirer des liens avec mon ancienne activité de musicien…

Pour vous que représente Paul Bert Serpette ?

Pour moi, ce marché représente tout. Toutes les modes partent d’ici. Nous avons de vrais bons clients et Paul Bert Serpette est un marché vraiment international, on touche une clientèle très vaste. Les plus grands décorateurs viennent chiner ici, je ne les voyais pas avant dans les déballages. On y rencontre des gens très cultivés, qui parfois en savent plus que nous au sujet d’une pièce. Cela permet d’aller toujours plus loin et d’approfondir nos connaissances. Pour moi, c’est le marché où il faut être et je ne bougerai plus…

Et le métier d’antiquaire, que représente-t-il pour vous ?

Pour moi c’est une passion, c’est comme si nous étions perpétuellement en train de chercher un trésor. Quand je vais chiner, je ne sais jamais sur quoi je vais tomber, cela est très stimulant, j’ai les yeux qui s’ouvrent et qui pétillent. Ce que je préfère dans ce métier c’est aller à la recherche de l’objet que je n’ai pas. C’est également un métier qui permet de se balader à travers la France, l’Italie et cela me plait beaucoup. J’aime aller sur le terrain, c’est toujours plein de rebondissements.

Quel objet de votre stand souhaitez-vous nous présenter ?

Je viens d’acheter un grand palmier de la Maison Jansen qui est assez exceptionnel. Il est doté de trois têtes, ce qui est assez rare et mesure 2m40, ce qui est particulièrement grand. C’est une pièce que je recherchais depuis longtemps et quand je l’ai vu, j’ai tout de suite craqué.

Ce palmier regroupe tout ce que j’aime, le doré, les formes végétales et la lumière. C’est une pièce qui est au carrefour de tout ce qu’on peut trouver sur mon stand.