Les rêves abstraits de Frédéric Michalak

Le sourire au coin des lèvres et l’âme d’un poète affranchi, Frédéric Michalak est un amoureux de l’abstraction. Venez découvrir sur son stand la peinture abstraite sous toutes ses coutures et laissez votre œil naviguer entre œuvres aux milles couleurs et monochromes chargés d’intensité…

 

Parlez-nous de votre parcours

Depuis mon jeune âge, je suis sensible à l’art. Peintre à ses heures perdues, ma mère m’a très naturellement transmis son goût pour la peinture disposant des toiles, de ci de là, aux quatre coins de la maison. Ainsi enfant, je découvrais toiles et maîtres avec la même stupeur et ce désir grandissant d’en contempler de nouveaux.

L’impressionnisme m’a particulièrement touché dans ma jeunesse, puis mon adolescence m’a emmené vers la peinture ancienne, les grandes écoles, espagnole, hollandaise, française… Du figuratif mon œil s’est porté sur l’abstrait, se forgeant avec le temps. Aujourd’hui, même si j’apprécie toujours autant une peinture ancienne ou post-moderne, je m’intéresse essentiellement à l’abstrait.

De nombreux voyages ont bercés mon parcours, m’amenant à la rencontre d’œuvres aux mille origines. J’ai pourtant pris quelques années à me lancer et me dédier à mon amour de la peinture. C’est vers 35 ans, qu’enfin, je me suis senti prêt à assumer un métier passion et à embrasser le plaisir de l’indépendance, avec tous les risques que cela engendre.

 

Quelle est votre spécialité ?

Je préfère parler d’orientation picturale, que je dirais axée sur l’abstraction. J’ai plaisir à défendre de petits artistes dont j’achète les œuvres par goût et sensibilité. J’écoute librement mes émotions mais la composition participe aussi à mes choix, la cohérence du stand en découle par la suite aisément.

Je propose des pièces assez particulières, mes clients sont donc souvent avertis ou des amoureux de l’art. Il faut apprécier ou comprendre, je vends ainsi souvent à des décorateurs mais les particuliers craquent de plus en plus. Toute la notion de l’abstraction est là, pouvoir acheter au coup de cœur sans forcément comprendre…

Je présente ainsi des artistes comme Jacques Germain, Angel Alonso, Jacques Nestlé, Maurice Morel, Carlos Carnero… Trouver les lots qui permettent de voir l’évolution de leur travail au travers de plusieurs œuvres est un bonheur, aussi rare soit-il. L’abstraction d’après-guerre m’inspire grandement, mais je reste attentif aux artistes contemporains, afin d’en connaître les successeurs.

 

Pourquoi Paul Bert Serpette ?

Initialement installé aux Puces de Vanves, j’admets avoir eu quelques aprioris sur Paul Bert Serpette, que je regrette maintenant. J’aurais très certainement dû venir plus tôt mais aujourd’hui je suis établi à Paul Bert et ne compte plus en partir ! Nous représentons ici un regroupement important de marchands en relation avec le monde extérieur. J’éprouve chaque week-end ce même plaisir du partage et de l’échange. Il m’arrive de parler anglais, espagnol ou allemand en quelques heures à peine, ce qui apporte un peu de dépaysement ! C’est un endroit unique au sein duquel l’union fait la force.

 

 

 

Parlez-nous d’une pièce coup de cœur

Je souhaiterais vous parler d’une gouache de Jacques Nestlé, l’un des artistes que j’apprécie et que je vends le plus. Né en 1907, il a traversé le siècle abordant tour à tour plusieurs sujets dans son art, la forêt, les natures mortes, l’abstraction, la femme… Son talent appelle, à mon sens, une reconnaissance bien plus grande et cela devrait naître dans les années à venir. Il est aussi bon dans les petits formats que les moyens et les grands, avec tous les mediums, l’encre, la gouache, l’aquarelle, l’huile, le collage… Il sait tout faire, à l’image des plus grands. Etant resté discret tout au long de sa vie, le temps lui donnera l’attention qu’il mérite.

Je présente en ce moment une gouache dont l’espace et la composition m’émeuvent. Ce n’est pas forcément sa création la plus spectaculaire mais j’ai l’impression que Jacques Nestlé se laisse aller sur cette gouache… Cette œuvre sur papier requiert d’être marouflée sur toile, c’est en effet le meilleur moyen de représentation pour tel format, à savoir 160 par 130 cm.