Malika Arege-Saade, une antiquaire fidèle

Petits meubles finement marquetés, lustres, miroirs rococos et autres bibelots, Malika Arege-Saade saura vous dénicher la pièce qui apportera du relief à votre intérieur. Venez chiner les coups de cœur de cette marchande, toujours restée fidèle à ses amours premières pour le mobilier classique.

Quel est votre parcours ?

J’ai toujours fait des métiers en contact avec le public. Avant d’être antiquaire, je travaillais dans un centre d’affaire dans le 16ème arrondissement, et plus jeune, dans la restauration. J’aime ce contact avec les gens. J’ai ensuite rencontré mon mari qui, depuis son enfance, baigne dans le milieu des antiquités. C’est donc naturellement qu’il m’a rapidement emmené chiner aux Puces. J’ai très vite beaucoup aimé Paul Bert Serpette et voulu m’y installer. En 1998, nous avons d’abord loué un stand dans l’allée 4 de Paul Bert, puis en 2001, nous avons acheté le stand sur lequel nous sommes toujours actuellement.

Quelle est votre spécialité ?

J’ai toujours aimé la marqueterie, mes clients me connaissent pour cela. Nous sommes restés attachés au classique et n’avons jamais voulu vendre autre chose. Certains antiquaires suivent la mode, moi je souhaite rester fidèle à ce qui me plait. J’achète beaucoup au coup de cœur, sans réellement penser à l’aspect commercial, je suis davantage dans l’affectif. Si j’aime les objets que je présente, je me dis que potentiellement, d’autre personnes pourront les aimer. Je me suis également mise aux lustres et girandoles, du XIXème au début du XXème, dans un esprit très classique. J’ai un goût particulier pour les petits meubles, que l’on peut transporter partout et qui peuvent s’inscrire dans le décor de n’importe quel appartement. Je n’ai jamais été attirée par les grands meubles rustiques, je préfère la finesse et l’élégance.

Que représente Paul Bert Serpette pour vous ?

C’est un marché qui possède une vraie âme. Paul Bert Serpette est un lieu chic mais qui pour autant n’a pas perdu de son authenticité. Je m’y sens chez moi et je suis fidèle aux lieux dans lesquels je vis.

Pouvez-vous nous présenter un objet de votre stand ?

J’ai un œuf de Fabergé en cristal et en bronze qui date du début du XXème siècle. C’est une pièce très délicate, de grande qualité, le bronze est très finement ciselé. Quand on l’ouvre on a la surprise de découvrir un service à caviar, comme un petit trésor. J’aime cet objet car il sort du commun et allie utilité et décoration.

Comment voyez-vous le métier d’antiquaire ?

Ce métier est une véritable addiction, on ne peut pas s’en défaire, c’est pour cela que l’on voit souvent de très vieux marchands. C’est un métier convivial, on rencontre beaucoup de monde et j’aime cela. Parler aux clients des objets est toujours un grand bonheur. J’aime faire plaisir à mes clients en leur présentant des meubles de qualités à des prix raisonnables.