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Philippe Schuermans, quand les objets se racontent

Après avoir écumé les océans du monde entier, Philippe Schuermans s’est arrêté il y a 12 ans à Paul Bert Serpette. Un peu comme un puzzle, ce marchand élabore des décors inspirés par son chemin de vie, objets d’émotion, chinés avec le cœur, aux dimensions théâtrales. Plongez au cœur de l’univers de cet antiquaire globe-trotteur, passionnant et passionné.

Quel est votre parcours ?

J’ai toujours aimé collectionner. Quand j’étais enfant, j’aimais constituer mon petit cabinet de curiosité en ramassant des bouts de faïence, des cailloux aux formes bizarres, des insectes, des petits squelettes de souris. Je m’étais bricolé une cariole que j’accrochais derrière mon vélo pour faire les encombrants, et quand j’avais récolté suffisamment d’objets, je les vendais sur les brocantes des villages.

J’ai commencé le métier d’antiquaire assez tard. Cela faisait très longtemps que je voulais exercer dans le domaine de l’art ou des antiquités et après avoir eu plusieurs autres vies, je me suis finalement lancé. Je me suis toujours dis que la vie était courte et qu’il fallait essayer de réaliser un maximum de choses. J’ai été skipper professionnel, j’ai parcouru les océans. J’ai donc commencé aux Puces en présentant des « trophées » récoltés aux quatre coins du globe durant mes années à naviguer. C’était une atmosphère de cabinet de curiosité où se côtoyaient vertèbres de baleines, dents de narvals, squelettes d’oiseaux et de dauphins, harpons trouvés sur les bases abandonnées de baleiniers en Antarctique… Cela fait maintenant 12 ans que je fais ce métier à plein temps et j’ai évolué.