Rêve de voyage avec Patrick Serouge

Unique en son genre, le stand de Patrick Serouge regorge de cartes marines invitant au voyage, de vues de villages qui évoqueront vos origines ou encore d’estampes Art Deco prêtes à orner votre intérieur. Venez chiner la pièce qui fera battre votre cœur sous l’œil bienveillant de ce marchand toujours heureux de partager ses connaissances et sa passion.

Quel est votre parcours ?

Au départ, je suis restaurateur de documents anciens, puis de la restauration je suis passé à la vente de cartes géographiques et d’estampes anciennes. J’ai ensuite ouvert une section librairie et livres de voyages, complémentaire à la cartographie.

Parlez-nous de votre spécialité

Ma spécialité est la cartographie ancienne. C’est un domaine qui allie histoire et voyage et cela me plaît beaucoup. Je présente des pièces datant du milieu du XVIème siècle pour aller jusqu’au début du XXème siècle, avec les représentations des derniers continents découverts comme l’Afrique. J’ai étendu ma sélection de pièces à la décoration. Je vends également des gravures anciennes avec des sujets décoratifs du XVIIème siècle à 1950 environ.

Comme tous les marchands, je suis sans cesse en quête (à la recherche) de la perle rare. Ce qui m’anime, c’est ce plaisir de la recherche.

Pour parler un peu de l’histoire de la cartographie, on commence à trouver des documents vers 1530-1540 avec les premières représentations du monde. La vieille Europe ne connaît alors le monde qu’à travers les cartes de Ptolémée. Vieille alors de 15 siècles, cette cartographie du monde était plutôt évoluée. De 1520 à 1580, de nouvelles cartes apparaissent grâce aux grands voyageurs.

Qui sont les amateurs de cartes anciennes ?

Depuis que je fais ce métier, c’est-à-dire 1985, le marché était plutôt centré sur l’Europe avec de vrais collectionneurs. Peu à peu, la demande a commencé à se tourner vers les pays émergents d’Europe de l’Est, en recherche de points d’attache. Maintenant, les pays d’Asie commencent à regarder ces productions occidentales avec beaucoup de plaisir. Toute cette nouvelle clientèle est vraiment désireuse de connaître l’histoire de son pays.

Pourquoi vous êtes-vous installé à Paul Bert Serpette ?

A Paul Bert Serpette, nous avons la chance d’avoir une clientèle vraiment internationale. Il y a toujours eu beaucoup d’Américains et nous avons maintenant une clientèle asiatique, un peu d’Amérique du sud, qui n’a pas toute cette production de documents chez eux. Tout ceci est nouveau pour eux et ils arrivent avec des étoiles plein les yeux. Ce qui fait la force de Paul Bert Serpette, c’est justement tous ces visiteurs internationaux qui découvrent la production occidentale. La majeure partie de mon métier étant axée sur la cartographie du monde entier, l’idéal est d’être dans un endroit où l’on peut rencontrer les gens concernés par les documents que je vends.

Quelle pièce de votre stand souhaitez-vous mettre en avant ?

Je présente ce grand plan mural de Paris, gravé chez Mondhare en 1778. Il est richement enluminé de vues représentant les principaux monuments de la ville. Les plans de Paris sont très appréciés car tout le monde est curieux de cette capitale étonnante. Cette carte fait partie des plus intéressantes parce qu’on peut y voir un Paris déjà très largement construit, mais avant le Paris Haussmannien que tout le monde connaît. Ces cartes du XVIIIème siècle montrent des quartiers de Paris qui ont été complètement transformés, avec des rues qui n’existent plus. C’est l’un des plus beaux plans réalisés sous le règne de Louis XVI.