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LA SÉLECTION DU WEEK-END
PAR PAUL BERT SERPETTE
Paul Bert Serpette, c’est un monde en soi. Avec ses 415 stands, il réunit le plus beau et le plus rare des antiquités de toutes les époques. Un véritable musée où l’on a parfois besoin de guides à l’œil aiguisé et au savoir professionnel.
Petit tour d’horizon des merveilles que vous pourrez voir ce week-end sur le marché en compagnie d’antiquaires avisés…
Hibou, céramique, Jacques Pouchain, pièce unique, circa 1950-60
Maxime Hardy, Allée 5, Stand 255, Paul Bert
Massif, impressionnant et un rien inquiétant, ce hibou ne laissera personne indifférent. Signé Jacques Pouchain et réalisé à l’atelier Dieulefit dans les années 50, cette œuvre présente une variété et une richesse de gestes exercés sur la matière : trous, scarifications, poinçons, striures,… La totalité de l’immense surface de cet hibou est travaillée par la main de l’homme aidée d’outils sommaires comme aux temps immémoriaux. On est là au plus haut niveau de la céramique zoomorphe de l’époque.
Judith, grès rose, Flandres, début XVIIe
Christine et Jean-Jacques Genin, Allée 4, Stand 162, Paul Bert
Certes, la tête d’Holopherne et l’épée de Judith ne sont plus là mais elle, Judith, celle qui libéra son peuple du joug du tyran, se tient devant nous, debout, le regard levé vers cette tête qu’elle semble brandir. Tout en finesse, ce grès qui paraît provenir d’un bas-relief plus important, nous donne à voir une héroïne fière et déterminée.
Commode d’époque, chêne massif, XVIIIe
Antiquités Lahaye, Allée 5, Stand 245, Paul Bert
Etat impeccable pour cette commode XVIIIe qui a su traverser les âges sans encombres. On en a pris soin de ce meuble élégant aux finitions délicates et soignées. Sobre, elle pourra parfaitement s’intégrer dans un intérieur moderne pour lui donner ce cachet unique des siècles passés.
Table, Alessandro Mendini pour Studio Alchimia, prototype unique signé, 1979
Remix Gallery, Allée 6, Paul Bert
Voilà la force de Paul Bert Serpette, vous offrir une large sélection de qualité qui vous mènera du XVIII aux années 80 en une allée ! Pièce unique car jamais réalisée, ce prototype de Mendini détonne par le hiatus entre sa forme et son revêtement. Le créateur italien ose le contraste entre une forme ultra-simplifiée et presque rigide de la table à quatre pieds et le marbre pop qui la compose. On regretterait presque qu’il n’y en ait pas eu d’autres.
Cacatoès, signé H. Meunier, tuffeau, 1930
Marie-Laure Daveau Queysanne, Allée 2, Stand 127, Paul Bert
Restons dans le thème animalier avec cette sculpture de Meunier des années 30. Un fier cacatoès tout en rondeur dont les courbes contrastent avec le travail sommaire du socle presque laissé à l’état brut. Une confrontation des traitements qui accentue l’ampleur et l’envergure de cet oiseau exotique à la blancheur immaculée.
Console, XIXe, Napoléon III, marbre et marqueterie
Fatma Smida, Allée 4, Stand 1, Serpette
Le travail du marbre, de la marqueterie et du fer forgé force le respect. Chacun des quatre pieds de la console sont traités différemment. La composition florale est d’une rare finesse d’exécution. On a là un très bel exemple du savoir-faire français du XIXe siècle.
Bureau, années 1970, placage de zebrano, inox
Eric Delpla, Allée 3, stand 153, Paul Bert
Si en juillet, l’appel de la plage se fait plus fort que l’appel du bureau, qui pourrait pourtant résister à la beauté de celui-ci ? Création des années 70, ce bureau se déploie tel un éventail de zebrano, un bois d’Afrique Centrale qui lui prête ses tons chauds et exotiques. Difficile de résister à l’envie de s’y asseoir et d’y plancher sur ses dossiers à boucler avant les vacances d’été.
Sculpture, sans titre, Jacques Le Bescond, circa 1990
FCA Antiquités, Allée 3, Stand 17, Serpette
Né en 1945, Jacques Le Bescond est un sculpteur français autodidacte. Son œuvre a pour ligne directrice l’élégance et la sérénité. Deux notions ici parfaitement représentées à travers ces deux profils qui s’embrassent sans se toucher, dans une complémentarité totale de leur forme comme de leur couleur.
Diane chasseresse, ivoire, atelier de Leonhard Kern (1588-1662), Allemagne, XVII
Elise Jullien, Allée 4, Stand 5, Serpette
Une quinzaine d’exemplaires au monde sont connus. C’est dire si cette Diane en ivoire est recherchée. L’une d’entre elles se trouve au musée de Washington, une autre au Louvre. Et encore une autre ici à Serpette, chez Elise Jullien. Parfois accompagnée de deux chiens, souvent représentée avec un enfant à ses pieds, le thème a connu quelques variations au sein même de l’atelier de Leonhard Kern. Ici on la retrouve toujours travaillée avec finesse, la tête légèrement inclinée, accompagné d’un chien.
Paire de lustres, bois doré, fer forgé et perles soufflées et pampilles en cristal de roche, Gênes, fin XVIIIe
Sophie Cougoule, Stand 4, Allée 3, Serpette
Le Siècle des Lumières était aussi celui des plus beaux lustres. Dorures, cristal et perles s’entremêlent ici pour un effet royal et fastueux qui sublimera un salon comme une entrée.