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Beauté animale

Van Cleef & Arpel bag woven with gold, emerald and ruby ​​threads. The 1950's
Pommel stick representing a rabbit's head. The eyes are in sulphite, ivory ferrule and malacca rush
Richly carved fireplace in solid mahogany. The hood is decorated on both sides with dogs.
Labrador in painted stone, signed DW
Rare carved wooden cave armchair. Venetian manufacture of the 19th century
Preparatory study showing a gorilla head of paper mache. The 1940's
Portuguese ceramic frog-shaped wall lamp
Lamp representing two herons in gilt bronze and glass paste signed Lohé
Large marble plate depicting a lion in relief carved and engraved. 17th century, North India
Plaster Bull from the 1950s, signed Ramseyer

Beauté Animale

L’animal est au cœur de nos préoccupations contemporaines, il envahit les sciences humaines, notamment avec le succès médiatique de l’éthologie ; il fascine les philosophes et prend une place croissante dans la médecine avec le développement des psychothérapies accompagnées par des animaux). La relation homme-animal intéresse également le politique, principalement autour des notions d’écologie et de développement durable. Mais l’animal est aussi très présent dans les musées comme le démontrent les nombreuses expositions qui leur sont dédiées : au Musée des Arts décoratifs (2010- 2011), au Musée de la Chasse et de la Nature (nov. 2011- mars 2012), exposition sur Gaston Fébus et la chasse au Musée de Cluny puis au Musée national du château de Pau, en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France.

Du latin anima signifiant « vent, souffle, respiration, être vivant, être animé, créature », la représentation animale est la première thématique abordée dans l’art. Toujours à l’étude, l’animal représenté témoigne de la longue et lointaine relation qui l’unit à l’homme, quelle que soit la forme artistique et dans tous les pays, réunissant dès l’origine tout un répertoire des formes : naturalisme, symbolisme, stylisation, hybridation. Des peintures rupestres des grottes de Nerja en Andalousie remontant d’après des études à près de 42 000 ans, au chien "ballon" de Jeff Koons, les animaux sont omniprésents dans les arts plastiques et décoratifs.

C’est à partir du XVIIe siècle que la représentation des animaux devient un genre à part entière de la peinture occidentale. Longtemps considérée comme mineure, la sculpture animalière connaît son apogée au XIXe siècle. Le tout premier salon d’art animalier ouvre ses portes en 1912. Cet art nécessite une observation patiente et sensible afin de capter la justesse des formes et des postures et faisant ainsi en sorte de « déceler l’âme animale ». Bien loin de la création fabuleuse tirée du bestiaire médiéval que l’on retrouve dans « Le jardin des délices » de Bosch, l’étude quasi scientifique de l’animal par les maîtres anciens tels que Léonard de Vinci avec son « Étude de chevaux » ou Dürer et son « Le lièvre » ouvre la voie à des illustrateurs chevronnés auxquels fera appel Buffon pour les planches de son « Histoire naturelle » ; revisitée par Picasso, puis aux naturalistes du XIXe siècle avec notamment « Birds of America » du peintre naturaliste Jacques-Audubon, resserrant de ce fait les liens entre art et science.

L’utilisation de l’iconographie des animaux est très diverse, variant en fonction des époques et des lieux, mais elle doit sans doute son omniprésence à sa forte charge symbolique, liée à la proximité de l’homme et de l’animal, source de fascination et d’effroi.  Compagnon, symbole ou encore divinité : ils forment un bestiaire original, aux mille et une facettes.