Clément Anger, passeur d'objets

Vivant sa passion au jour le jour, mais toujours à 100 à l’heure, ce jeune marchand, talentueux et travailleur acharné, a les antiquités dans la peau. Durant la semaine, Clément Anger court par monts et par vaux, dénicher les plus beaux trésors qui, a coup sûr trouveront leur place dans votre collection. Et si vous ne l’apercevez pas immédiatement, patience… il se trouve surement parmi les mille et un objets qui fourmillent sur son stand.

Parlez-nous de votre parcours

Je suis tombé dans ce métier parfaitement par hasard, n’étant pas issu d’une famille de marchands. Quand j’avais une quinzaine d’années, je vendais sur Ebay des objets que je trouvais dans des vides greniers, c’est un peu comme cela que j’ai débuté. J’ai ensuite étudié dans un master spécialisé dans l’expertise des œuvres d’art et en parallèle, j’ai ouvert un stand au marché Jules Vallès. Une fois mes études terminées, je me suis directement installé à Paul Bert Serpette.

Que trouve-t-on sur votre stand ?

Sur mon stand, on trouve énormément d’objets. Je suis très éclectique mais malgré tout en termes d’époques, je me centre sur le 19ème et le début du 20ème siècle. Vous pourrez trouver des grands bronzes, des marbres Art Nouveau et 19ème, des tableaux modernes et plus anciens. J’ai beaucoup de verreries Art Nouveau, de Gallé et de Daum, j’en ai toujours au moins une centaine à vendre. J’apprécie particulièrement les pièces artistiques d’Emile Gallé, j’aime le fait que chaque pièce soit différente, on retrouve toujours des petites variantes.

Je me considère comme un chineur avant d’être un vendeur, c’est toujours un plaisir de trouver un objet que je n’ai jamais vu. Je suis un dénicheur, un passeur d’objets. Ce qui compte avant tout pour moi, c’est de satisfaire mes clients. Mon goût personnel est secondaire.

Présentez-nous votre pièce phare du moment

J’ai récemment acheté une très belle fontaine en bronze datant de 1880. Elle a été réalisée à la fonderie d’art du Val d’Osne et mesure 4m de haut par 2,50m de large. Elle provient d’un château du nord de la France, ses propriétaires la possédaient depuis 70 ans. C’est une pièce très rare. J’aime les objets spectaculaires, sortant de l’ordinaire et que les clients ne trouveront pas ailleurs. C’est exceptionnel d’avoir une telle pièce sur le marché. Elle part maintenant chez un particulier, dans un château en Pologne.

Pourquoi avoir choisi de vous installer à Paul Bert Serpette ?

Paul Bert Serpette est le meilleur marché d’antiquités au monde, c’est ici que les clients viennent chiner. J’aime le rythme de travail des Puces, chiner les objets la semaine, les vendre le week-end, cela me correspond parfaitement. On devient très vite addict aux Puces, pour ma part je le suis complètement !