Elodie Poupin – Pain Melon

Elodie Poupin – Pain Melon

Dr Martens aux pieds et arborant les t-shirts de ses groupes musicaux préférés, Elodie Poupin vous ouvre les portes de sa chambre d’adolescente idéale, celle de ses 15 ans… qui à coup sûr en plongera plus d’un dans une délicieuse nostalgie des années 90

Quel est votre parcours ?

Après avoir étudié au sein d’une école de mode, j’ai travaillé dans ce secteur pendant quelque temps. Au cours de ma dernière année d’étude, j’ai découvert les Puces grâce à nos professeurs qui nous y emmenaient pour nous inspirer des tissus et des vêtements vintages. Je n’ai ensuite jamais cessé d’y venir.

J’ai travaillé quelque temps avec un marchand de Paul Bert Serpette, ce qui m’a donné l’envie d’avoir ma propre boutique. Après m’être laissé le temps d’affiner mon projet, j’ai décidé d’ouvrir un stand spécialisé principalement dans les années 90 et l’univers de la musique, du cinéma et de la culture pop en général.

L’idée de ce stand était, en quelque sorte, de reconstituer une chambre d’adolescent des années 80-90. Une vraie madeleine de Proust !

Quels objets trouve-t-on sur votre stand ?

Je présente des t-shirts collectors de groupes musicaux, des vieux posters, des livres… Etant une amoureuse du Japon, je ramène à l’issue de mes voyages des celluloïdes, des affiches des années 70-80 et bien entendu des vêtements.

Je présente également des vêtements chinés aux Puces de Saint Ouen que je brode à la main. Ces pièces, je n’ai envie de les vendre nulle part ailleurs, les présenter là où je les ai chinées est important pour moi.

Ce stand est vraiment à l’image de ma chambre d’adolescent, un mélange de l’esprit kawaï du Japon, un univers geek influencé par les dessins animés et en même temps ultra rock.

Tous les mois j’essaye de changer de thème, selon ce que j’ai réussi à réunir sur un groupe ou une période. Il est important pour moi d’être sans cesse dans une nouvelle dynamique et pour que les clients venant régulièrement soient toujours satisfaits.

Comment passe-t-on de la passion à la profession ?

Collectionneuse de t-shirts depuis très longtemps, je trouvais que cela manquait à Paul Bert Serpette. Il était donc intéressant de proposer cela.

Je présente parfois sur mon stand des objets de ma collection personnelle, dans le but d’agrémenter mon exposition du moment, puis il arrive que quelqu’un veuille me l’acheter. C’est toujours un vrai dilemme pour moi d’accepter ou non. Je me suis rendu compte que j’étais prête à avoir mon propre stand, le jour où j’ai été capable de vendre un objet de ma collection.

Quel est le profil de vos clients ?

Du teenager de 15 ans au fan de The Cure de 50 ans, ma clientèle est très large. Il y a de vrais collectionneurs chevronnés, des clients habitués mais aussi de passage, qui en entrant dans le stand tombent dans la nostalgie de leur jeunesse.

Parlez-nous de la pièce du moment qui vous tient le plus à cœur.

J’aime particulièrement ce t-shirt illustré de la bande dessinée The Crow par J. O’Barr. J’en ai moi-même toute une collection personnelle. Il date de 1996, n’a jamais été porté et possède encore son étiquette d’origine. C’est une pièce quasiment introuvable et l’une de mes pépites du moment !

L’univers très New Wave et dark de The Crow a marqué les années 90. La bande dessinée ainsi que le film qui en est tiré n’ont absolument pas vieilli.