Le grand bleu de Paul Bert Serpette
À l’approche du printemps, une couleur électrise les stands de Paul Bert Serpette. Elle éblouit la rétine et marque les esprits. Comme un défi lancé au ciel encore gris d’une interminable fin d’hiver, elle éclot sur les fauteuils, les céramiques, les luminaires. Cette couleur, c’est le bleu.
INTERNATIONAL PAUL BERT SERPETTE BLUE
Tel l’artiste Yves Klein qui en a fait sa signature en élaborant et déposant son propre bleu, l’IKB (International Klein Blue), en 1960, Paul Bert Serpette érige le bleu en signature du printemps.
Ce n’est plus un fil rouge mais un lagon qui se dessine entre les stands de Paul Bert et ceux de Serpette. Par touche, le bleu se retrouve dans chaque mise en scène, proposant au promeneur un parcours teinté d’indigo. Qu’elle règne maître ou qu’elle soit déposée avec parcimonie, la couleur marine est un jeu auquel s’adonnent avec aisance et plaisir les antiquaires.
MONOCHROME OU ALLOVER
Certains font le choix audacieux de l’afficher en grand sur les murs de Paul Bert Serpette : en lames de bois turquoise chez Steeve Ciccotti à Paul Bert ou sur un pan de mur unique, en fond de stand, comme chez Angels Parra à Serpette ou Jean-Baptiste Bouvier à Paul Bert. Placé dans un décor indigo franc et lumineux, le mobilier se détache et saute littéralement aux yeux. D’autres, comme Edouard Demachy, en retapissent leurs assises et rythment ainsi leur stand par une tonalité soutenue et profonde, tel l’incroyable fauteuil acoustique vu dans quelques James Bond et signé Christian Daninos passé de son bleu marine d’origine à un électrique turquoise.
50 NUANCES DE BLEU
Indigo, turquoise, outremer, denim, pastel, c’est toute la gamme du bleu qui se joue à Paul Bert Serpette. Classique, royale, électrique, apaisante ou vibrante, cette couleur est un puits sans fond de possibilités décoratives et elle traverse les styles comme les âges. Chez Laurent Vanlian, un superbe vase illumine sa vitrine : cette céramique de 1930, dans le goût XVIIIème, est peinte en « bleu Deck », teinte caractéristique de Théodore Deck, céramiste français du XIXème. Chez Antoine Geoffroy d'Assy, le bleu vient du Nord de l’Europe des années 50-60 avec un canapé Carl Malmsten, une paire de fauteuils Kerstin Horlin Holmquist et une lampe éditée par Falkenbergs.
L’APPEL DU LARGE
Incontournable du printemps à Paul Bert Serpette, le bleu « a le don de transformer un objet usuel en véritable sculpture » analyse Edouard Demachy. Surligné, rehaussé, délimité, le fauteuil, la lampe ou le canapé indigo se distingue et assoit une décoration racée et assumée. C’est le sel d’un intérieur recherché pour tous ceux et toutes celles qui aspirent à un ailleurs où l’azur et le marin sont partout.







