Pétillez avec Catherine et Marine Atlan

Aussi vives que joyeuses, Catherine et Marine Atlan présentent un stand à leur image : entre meubles en rotin, tables de ferme, lignes épurées et céramiques colorées… Fraîchement lancées dans l’aventure, ce duo mère-fille continue d’apprendre à Paul Bert Serpette et d’égayer les allées…

 

Parlez-nous de votre parcours

Catherine : Nous avions le restaurant « Une affaire de famille » à Saint Ouen, au cœur des Puces. Très attirées par la décoration, ma fille Marine et moi-même avons toujours chiné, notamment pour meubler le restaurant ou nos domiciles respectifs. Six années à servir et fréquenter marchands et professionnels du métier ont suffi à nous convaincre pour tenter l’aventure.

 

Marine : Nous avions déjà pour habitude de nous balader dans les Puces et observer les tendances émergentes. Mais lorsque nous avons pris le pari de nous lancer et laisser parler notre goût, nos débuts ont rencontré quelques obstacles. Comment savoir où chiner certaines pièces, valoriser nos objets, proposer des scénographies… La bienveillance des marchands a été d’une aide précieuse et nous pourrions aisément qualifier Éric Fleuret et Philippe Colangelo de pygmalions.

 

Catherine : Oui, nous sommes des autodidactes et si nous avons certes appris le métier « sur le tas », ces deux antiquaires nous ont beaucoup guidées et continuent de nous soutenir aujourd’hui encore. Après avoir compris la profession et découvert ses coulisses, nous commençons à assimiler les rites et coutumes du marchand. Cela fait un an et demi que nous sommes installées à Paul Bert Serpette et, au-delà d’avoir développé notre clientèle, nous avons noué de réels liens avec certains antiquaires.

 

Et Pourquoi Paul Bert Serpette ?

Marine : Le prestige de Paul Bert Serpette n’est plus à prouver. La qualité des pièces proposées, la passion des marchands et la renommée des clients font loi dans les allées. Le monde entier chine dans ce marché et d’immenses artistes et créateurs y puisent leur inspiration. L’entraide entre marchands est également inestimable et ceux qui pouvaient douter de notre légitimité nous encouragent aujourd’hui à continuer.

 

Catherine : En tant qu’anciennes restauratrices, le relationnel nous stimule. La clientèle hétéroclite de Paul Bert Serpette participe donc à cette émulation. Les antiquaires présentent quant à eux des sélections très différentes et viennent d’univers aux antipodes les uns des autres. Certains sont des retraités d’une première carrière, installés dans un stand pour présenter leurs collections acquises au fil des années, d’autres cumulent les activités, entre décorateur, antiquaire ou artiste… D’autres encore demeurent des marchands de la première heure, dits du sérail, une richesse humaine inestimable !

 

Que proposez-vous sur votre stand ?

Catherine : Nous achetons uniquement ce qui nous plaît, ce que nous pourrions ramener chez nous et marier avec nos intérieurs. Mais si je veux rendre à César ce qui appartient à César, c’est Marine qui chine la plupart du temps.

Marine : Je dirais plutôt que nous sommes complémentaires, maman me résonne parfois dans mes choix et m’aiguillent. Nous proposons essentiellement du rotin, des céramiques de Vallauris ou d’Allemagne, pour leurs couleurs vives, des miroirs et des tables de ferme. Notre démarche consiste à exposer une sélection accessible, pouvant aussi bien plaire à des parisiens qu’à des étrangers.

Catherine : Le rotin traverse les années et s’il est traité avec soin, reste en parfait état. Afin d’adapter nos pièces aux saisons, nous présentons désormais sur notre stand une dominance de rotin l’été et essentiellement du bois l’hiver. N’étant pas expertes en art, notre mobilier et nos objets décoratifs restent abordables. Marine s’applique à créer des scénographies et changer la disposition du stand régulièrement pour aider certains clients à se projeter.

 

Parlez-nous d’un dernier coup de cœur

Nous avons récemment chiné une table en orme, dans l’esprit « table de ferme » datée des années 50. Les dimensions sont idéales pour de grands repas de famille : 220 cm par 72 cm. Son aspect pourrait être associé aux tables de René Gabriel, quoique toutefois plus épurées… Nous présentons cette table avec un ensemble de chaises danoises en teck datées des années 70. Quoique vendues séparément, l’harmonie naissant de cet assemblage chaises en teck / table en orme nous parait juste.